«Antoine Belot travaille sur les questions de simulation. Il s’est intéressé notamment aux techniques de réalité virtuelle avant de se focaliser sur l’animation en trois dimensions. Dans ses productions, il cherche à questionner l’emprise que peuvent avoir les mondes 3D fantasmés sur notre inconscient, leur part de séduction. L’espace 3D lui apparaît comme un endroit où les rêves tiennent et s’écroulent en même temps, étant crédibles en apparence mais dépourvus d’autonomie vis-à-vis du cadre qui leur est attribué. Là où ces mondes semblent être attirants, se dessine selon lui un autre rapport au vide et au temps, une autre vitesse propice à l’introspection et à la conscience. C’est un espace où peut s’opérer une certaine digestion des fantasmes, où s’entremêlent visions oniriques, mystiques et métaphysiques.»
 

Extrait de la revue Espace(s) n°15 - La légèreté, Observatoire de l’Espace, CNES